Furonculose éosinophilique du Chien

La furonculose éoninophilique du chien est une affection dermatologique peu fréquente. Elle s’observe le plus souvent chez des jeunes adultes, de grande taille avec un long museau (dolichocéphale).  L’influence de la saison reste discutée car au nord de la Californie les chiens seraient plus atteints entre mai et juillet tandis qu’en Europe l’influence de la saison serait moins évidente. Les lésions sont souvent observées quelques heures après une promenade à la campagne ou dans un parc ce qui fait suspecter une origine liée à une hypersensibilité à une piqûre d’insecte ou une allergie de contact à des végétaux. Cependant, à l’heure actuelle, aucune preuve n’a pu être fournie concernant l’origine exacte des lésions.

Les signes cliniques :

  • Les lésions sont observées sur la face (chanfrein, paupières, lèvres et pavillons auriculaires). Plus rarement d’autres parties du corps peuvent être atteintes (membres, tronc…).
  • Les symptômes cutanés sont rapidement visibles. Ils sont caractérisés par l’apparition de papules, nodules (lésions en « boutons ») ou plaques qui évoluent vers la formation de plaies ulcérées surmontées d’une croûte. Les lésions sont très prurigineuses et parfois douloureuses. Les lésions chatouillent fortement le chien qui aggrave celles-ci en se frottant ou grattant.
  • Certains chiens (+/- 30%) montrent d’autres symptômes. Ils sont fiévreux,  anormalement calmes et perdent l’appétit.

Le diagnostic :

Le diagnostic de la furonculose éosinophilique n’est pas toujours simple. Il ne faut pas confondre cette dermatose avec des maladies auto-immunes, des infections localisées (mycoses : trichophyton…) ou une démodécie surinfectée. 

  • L’examen microscopique d’un suintement provenant de la surface de la lésion (calque pour cytologie) ou d’une ponction à l’aiguille fine d’un nodule montre de nombreux éosinophiles et oriente le diagnostic du vétérinaire.
  • Les biopsies cutanées peuvent également être très utiles.

Le traitement fait appel à la cortisone orale et, parfois, à une antibiothérapie lorsque la peau est surinfectée. 

Le pronostic est bon mais le traitement peut nécessiter quelques semaines.

©Luc Beco